Procédure de surendettement : des effets protecteurs pour le justiciable
A la suite d'une demande d'ouverture d'une procédure de surendettement déposée par un justiciable et déclarée recevable, une décision rend exécutoires les recommandations de la commission de surendettement qui prévoient notamment un moratoire de 14 mois pour le remboursement d’une dette contractée à l'égard d'une société de crédit. Quelques mois plus tard, cette société met l'épouse du justiciable en demeure de régulariser la situation et, par lettres recommandées, notifie au couple la déchéance du terme du prêt qu'elle leur avait consenti. A l’appui de sa démarche, elle soutient la thèse selon laquelle la déchéance du terme notifié à un codébiteur solidaire, à la suite d'une mise en demeure restée sans effet, produit ses effets à l'égard des co-emprunteurs solidaires. En vain. Saisie du litige, la Cour de cassation rappelle qu’en présence d'une procédure de surendettement, et notamment d’une ordonnance rendant exécutoires les recommandations de la commission de surendettement, la banque créancière ne saurait prononcer une déchéance du terme fondée sur des impayés relatifs à la dette ainsi rééchelonnée.
Cour de cassation, 1ère chambre civile, 12 juillet 2023, pourvoi n° 22-16.653
- novembre 2023
- Quelle est la valeur probatoire d’un état des lieux non contradictoire ?
- Construction d'une maison individuelle, livraison et pénalités de retard
- Vente à distance et droit de rétraction : précision en cas d'essai gratuit
- Restitution du dépôt de garantie : quelles sont les règles ?
- Prêt remboursable in fine : pas d’obligation de mise en garde spécifique